Étude de cas 06Référence sur demande

80 % des agents ont répondu — et écrit le plan

Un plan d’action que les instances ne peuvent pas contester, parce que ce sont les agents qui l’ont écrit et classé.

Le problème

Une obligation réglementaire de plus — et le risque qu’un plan d’action rédigé par le haut ne survive pas à sa présentation en instance.

Le résultat

80 % des agents ont répondu — quatre sur cinq. Et le plan qu’ils ont écrit puis classé eux-mêmes est devenu inattaquable en instance.

80 %de taux de retour
94actions proposées par les agents
44retenues après regroupement

Ce cas vous parle si…

  • Vous devez produire un plan d’action RPS et vous savez qu’un plan rédigé par le haut ne survivra pas à sa présentation en instance.
  • Vous craignez qu’une enquête interne ne mobilise personne — ici, quatre agents sur cinq ont répondu.
  • Vous voulez savoir ce que vos agents demandent vraiment, et pas ce que vous supposez qu’ils demandent.

Anonymisé. Réalisé pour un partenaire — la référence n’est pas communicable. Voir bloc interne. Ce cas a été corrigé le 27/08/2026 : les données étaient initialement attribuées à un autre service. Voir « Historique de correction » dans le bloc interne.


Carte d’identité

Secteur Service public — service départemental d’incendie et de secours
Populations Sapeurs-pompiers professionnels et personnels administratifs et techniques
Périmètre consulté 115 agents
Contexte Obligation de prévention des RPS dans la fonction publique (circulaire du 20 mars 2014)
Durée de mission Mars → décembre 2021
Produit COBEL COBEL RPS — diagnostic et plan d’action
Référence Réalisé pour un partenaire

Situation de départ

  • Une obligation réglementaire à satisfaire — la fonction publique impose un plan d’action de prévention des RPS — mais aucune méthode pour le construire autrement que par le haut.
  • Le piège classique de ce type de démarche : un plan rédigé par la direction ou le prestataire, que personne ne s’approprie et qui ne survit pas à sa présentation en instance.
  • Des risques bien identifiés dans le métier : exigences émotionnelles fortes, horaires décalés, activité en urgence, conflits de valeurs quand la qualité du service rendu n’est plus possible.

Ce que COBEL a mis en place

  • Une démarche cadrée par des comités de pilotage associant direction et représentants du personnel, de bout en bout. Une démarche RPS qui se fait sans eux se paie au moment de la restitution.
  • Un questionnaire construit avec les agents avant d’être diffusé : ils y reconnaissent leurs mots, ce qui explique une bonne part du taux de réponse.
  • Un diagnostic adossé au référentiel public de référence en matière de risques psychosociaux — celui que recommande l’administration pour la fonction publique. Un diagnostic bâti sur une grille maison se conteste ; celui-là, difficilement.
  • Des entretiens individuels et collectifs en complément du questionnaire, pour saisir ce que le quantitatif ne dit jamais.
  • Un atelier où les agents produisent et classent eux-mêmes les actions, avec un système de vote transparent. Personne n’arbitre à la place du collectif — et personne ne peut ensuite dire que le plan a été écrit d’avance.

Ce qui a changé

Quatre agents sur cinq ont répondu — 92 réponses sur 115 questionnaires. Sur une enquête RPS dans la fonction publique, c’est un niveau rare, et c’est ce qui rend le diagnostic opposable en instance : en dessous d’un certain seuil, les résultats sont toujours discutables.

L’atelier a produit 94 actions, ramenées à 44 après regroupement, classées par le vote des agents eux-mêmes.

Ce que le classement dit. Interrogés sur leur qualité de vie au travail, ils n’ont pas demandé des moyens : ils ont demandé qu’on organise le travail et qu’on clarifie les priorités. Le thème arrivé en tête pèse près de quatre fois le deuxième. À l’autre bout du classement, la maîtrise du temps de travail arrive dernière — sur un métier réputé pour ses contraintes horaires, peu de directions l’auraient anticipé.

Ce que ça change au quotidien

Pour la direction — elle présente en instance un plan que les agents ont écrit et classé eux-mêmes. L’obligation réglementaire est satisfaite, et elle a en prime une photographie fiable de ce qui pèse dans son service.

Pour les représentants du personnel — ils n’ont plus à arracher un diagnostic : ils ont participé à sa construction. Le débat porte sur les actions, plus sur la légitimité de la démarche.

Pour les agents — quatre sur cinq ont répondu, et ils reconnaissent leurs propres mots dans le plan. Ce qu’ils ont demandé en priorité — qu’on organise le travail et qu’on clarifie les priorités — est écrit en tête du document.