Étude de cas 12Référence sur demande

Entendre ce que vos agents portent vraiment

Des priorités qui viennent du terrain et non du comité de direction — y compris celles que personne n’avait anticipées.

Le problème

Personne ne savait ce que les agents portaient vraiment, ni ce qu’ils auraient mis en tête de leurs priorités.

Le résultat

Deux des huit thèmes du plan portent sur la place des femmes — deuxième enjeu désigné par le vote des agents. Aucune commande ne l’avait prévu.

2thèmes sur 8 désignés par les agents
96actions proposées
41retenues après regroupement

Ce cas vous parle si…

  • Vous voulez savoir ce que vos agents portent vraiment — y compris ce que vous n’auriez pas pensé à leur demander.
  • Vos statuts cohabitent mal : professionnels et administratifs, permanents et volontaires.
  • Vous cherchez un plan d’action que vos instances ne pourront pas accuser d’avoir été écrit d’avance.

Anonymisé. Réalisé pour un partenaire — la référence n’est pas communicable. Voir bloc interne.


Carte d’identité

Secteur Service public — service départemental d’incendie et de secours
Populations Sapeurs-pompiers professionnels, personnels administratifs et techniques, volontaires de centres mixtes
Contexte Obligation de prévention des RPS dans la fonction publique
Durée de mission Juin 2021 → mai 2022, 11 mois
Produit COBEL COBEL RPS-SSQVS
Référence Réalisé pour un partenaire

Ce que ce cas démontre

Un plan d’action co-construit ne dit pas ce que la direction attend. Il dit ce que les agents portent — y compris sur des sujets qu’aucune commande n’aurait mis à l’ordre du jour.

Ici, sur les huit thèmes que les agents ont fait émerger et pondérés par leurs propres votes, deux portent sur la place des femmes dans le service : « améliorer l’intégration des personnels féminins » (213 points) et « inciter à respecter les personnels féminins » (102 points). 315 points cumulés — le deuxième enjeu du plan, derrière l’organisation du travail.

Ce résultat n’était dans aucune commande. Il est sorti des agents.


Situation de départ

Le diagnostic — questionnaire auprès des professionnels, administratifs et volontaires de centres mixtes, puis entretiens — a débouché sur cinq questions de travail, formulées telles quelles :

  • Comment planifier et organiser le travail pour éviter qu’il ne soit dans l’urgence ?
  • Comment participer et adhérer aux projets et changements du service en tant qu’encadrant ?
  • Comment favoriser le respect et l’intégration des personnels féminins ?
  • Comment améliorer les relations entre personnels administratifs et sapeurs-pompiers professionnels ?

Ce que COBEL a mis en place

  • Une démarche de onze mois, du comité de pilotage de lancement à la restitution finale en instance.
  • Un diagnostic en deux temps : une enquête auprès des trois populations du service, puis des entretiens individuels et collectifs — 14 acteurs clés rencontrés en amont, 56 agents reçus ensuite.
  • Un diagnostic adossé au référentiel public de référence en matière de risques psychosociaux, celui que recommande l’administration pour la fonction publique.
  • Un atelier où les agents produisent et classent eux-mêmes les actions, avec un vote pondéré : le poids des voix départage, pas l’avis du consultant. C’est précisément ce dispositif qui a fait remonter un sujet qu’aucune commande n’avait prévu.
  • L’intégration des résultats au document unique, un arbitrage en comité de direction, et un outil de suivi remis pour faire vivre le plan après la clôture.

Ce qui a changé

Les agents ont produit 96 actions, ramenées à 41 après regroupement, réparties en huit thèmes qu’ils ont eux-mêmes classés.

Deux de ces huit thèmes portent sur la place des femmes dans le service — leur intégration et le respect qui leur est dû. Cumulés, ils constituent le deuxième enjeu du plan, devant la cohésion, la formation et la détection des risques psychosociaux.

Ce résultat n’était dans aucune commande. Il est sorti des agents.

Et les trois actions arrivées en tête sont des demandes d’organisation : prioriser les missions et la charge de travail, anticiper les échéances par des rétro-plannings, associer les agents aux projets qui les concernent. Rien d’inatteignable, tout de structurant.

Ce que ça change au quotidien

Pour la direction — elle découvre une priorité qu’elle n’avait pas mise à l’ordre du jour, portée par ses propres agents. C’est inconfortable et c’est précieux : le sujet était là avant le diagnostic, il n’était simplement pas dit.

Pour l’encadrement — les actions arrivées en tête sont des demandes d’organisation : prioriser les missions, anticiper les échéances. Rien d’inatteignable, tout de structurant.

Pour les agents — ils ont posé sur la table des sujets qu’on ne formule pas facilement dans un service d’incendie et de secours, et ces sujets figurent au plan validé par la direction.

Pour les personnels féminins — leur intégration ne dépend plus d’une initiative isolée : c’est un engagement collectif, classé deuxième par le vote de leurs collègues.