Étude de cas 11Référence sur demande

Savoir laquelle de vos populations va le moins bien

Savoir précisément où agir et sur quelle population, au lieu d’arroser large sur la foi d’une moyenne.

Le problème

Trois populations aux conditions d’exercice incomparables, et aucun moyen de savoir laquelle allait le moins bien.

Le résultat

1,6 point d’écart entre populations — invisible dans une moyenne. Les professionnels, cœur de métier du service, étaient les plus en difficulté : personne ne le savait.

1,6 ptd’écart masqué par la moyenne
3 828questionnaires adressés
131agents reçus en entretien

Ce cas vous parle si…

  • Vos populations ont des statuts différents, et vous ne savez pas laquelle va le moins bien.
  • Vous craignez qu’une enquête interne ne mobilise personne — ici les volontaires ont répondu à plus de 31 %.
  • Vous voulez un plan d’action que vos agents reconnaissent comme le leur.

Anonymisé. Réalisé pour un partenaire — la référence n’est pas communicable. Voir bloc interne.


Carte d’identité

Secteur Service public — service départemental d’incendie et de secours
Populations Sapeurs-pompiers professionnels (SPP), volontaires (SPV), personnels administratifs et techniques (PATS)
Contexte Obligation de prévention des RPS dans la fonction publique
Durée Mars 2019 → février 2021
Produit COBEL COBEL RPS-SSQVS — démarche Qualité de Vie en Service
Référence Réalisé pour un partenaire

Le choix de méthode qui fait tout le cas

Un service d’incendie et de secours fait cohabiter trois populations qui n’ont ni le même statut, ni les mêmes horaires, ni le même rapport à l’institution : des professionnels, des volontaires, et des personnels administratifs et techniques.

Deux campagnes distinctes ont donc été menées, avec des questionnaires adaptés à chacune. Voici pourquoi.

Population Satisfaction globale
Volontaires 6,8 / 10
Administratifs et techniques 6,3 / 10
Professionnels 5,2 / 10

Un questionnaire unique aurait produit une moyenne autour de 6 sur 10 — un chiffre correct, rassurant, et faux pour tout le monde. Il aurait surtout masqué que les sapeurs-pompiers professionnels, cœur de métier du service, étaient 1,6 point en dessous des volontaires.

C’est cet écart qui a orienté toute la suite de la démarche.


L’ampleur de la consultation

3 828 questionnaires adressés 2 207 aux professionnels et administratifs · 1 621 aux volontaires
1 401 questionnaires reçus 890 + 511
40,3 % taux de participation professionnels et administratifs
31,5 % taux de participation volontaires — « au-dessus des moyennes rencontrées »
131 agents reçus en entretiens individuels et collectifs, sur trois vagues

Le taux de retour a été jugé « très satisfaisant, permettant une exploitation des résultats dans le cadre de l’analyse ». Sur une population de volontaires — les plus difficiles à mobiliser, parce que le service n’est pas leur activité principale — dépasser 31 % relève d’un vrai travail de communication.


Ce que chaque population a dit

Les contraintes remontées ne se recoupent presque pas d’une population à l’autre — c’est la meilleure justification a posteriori de la segmentation.

Population Ce qui pèse
Professionnels Cloisonnement, impossibilité de prendre une initiative sans reproche, charge en hausse sans temps pour se former
Volontaires Organigramme illisible, difficulté à être entendus, sentiment de traitement différencié avec les professionnels
Administratifs et techniques Surcharge pour les uns et sous-activité pour les autres, ordres contradictoires, sentiment de devoir se justifier
Encadrement Manque de transversalité, charge répartie inégalement, pas le temps d’accompagner

Et des points forts communs à tous : apprendre des choses nouvelles, diversité des tâches, équilibre entre vie privée et professionnelle, liberté d’exprimer son opinion.


Ce que COBEL a mis en place

  • Une démarche de deux ans rythmée par sept comités de pilotage, avec les instances associées tout du long.
  • Deux questionnaires distincts, construits avec les agents avant diffusion : professionnels, volontaires et personnels administratifs ne vivent pas le même métier et ne répondent pas aux mêmes questions.
  • Trois vagues d’entretiens individuels et collectifs, étalées sur un an, pour approfondir ce que le quantitatif ne dit pas.
  • Un plan de communication couvrant toute la durée — c’est lui qui explique le niveau de participation, sur une population de volontaires réputée difficile à mobiliser.
  • Sept groupes de travail réunis pour construire le plan d’action, dont les priorités sont classées par le poids des votes des agents.
  • Une restitution à tous les niveaux : élus, comité de pilotage, instances, puis l’ensemble du personnel.

Ce qui a changé

Les trois populations ne vivaient pas la même réalité — et l’écart est de plus d’un point et demi sur dix entre la mieux et la moins bien lotie. Un questionnaire unique aurait produit une moyenne rassurante et fausse pour tout le monde ; il aurait surtout masqué que les professionnels, cœur de métier du service, étaient la population la plus en difficulté.

Les contraintes remontées ne se recoupent presque pas : cloisonnement et impossibilité de prendre des initiatives chez les uns, sentiment de traitement différencié chez les autres, ordres contradictoires et manque de coordination chez les troisièmes.

Le plan d’action a été produit par sept groupes de travail : 287 idées, ramenées à 45 actions. Et leur première demande, tous statuts confondus, pèse le double de la suivante — créer des liens. Cohérent avec un diagnostic qui décrivait trois populations qui se côtoient sans se rencontrer.

Ce que ça change au quotidien

Pour la direction — elle sait où agir et sur qui. Elle découvre que ses professionnels, cœur de métier du service, sont la population la plus en difficulté — ce qu’aucune moyenne n’aurait révélé.

Pour l’encadrement — il voit enfin nommées les contraintes qu’il vivait sans les formuler : manque de transversalité, organigramme trop complexe, charge répartie inégalement.

Pour les volontaires — leur sentiment de traitement différencié n’est plus une rumeur de caserne : il est mesuré, écrit, et traité dans le plan d’action.

Pour tous — la première demande du service, tous statuts confondus, est de créer des liens. Elle pèse le double du sujet suivant.